Essai BMW G310R, pourquoi un mono-cylindre de 34ch ?

La concession BMW Motorrad Daniel Moto à Paris Bastille m’a encore donné l’occasion de tester une bécane, celle que, franchement, personne n’attendait : le roadster BMW G310R !

Pour faire court, il y a quelques mois, à l’annonce de ce mono cylindre de 300 cm3, j’avoue avoir eu les yeux grand ouverts de surprise : mais nom de dieu, pourquoi BMW Motorrad veut nous vendre une mobylette ? Notre constructeur premium ne faisant pas les choses à moitié, je me suis dit « Allons, il doit y avoir une bonne raison, attendons d’être à son guidon ! ».

Sur le papier

Techniquement, nous sommes en présence d’un mono-cylindre 4 temps de 313 cm3 développant 34 ch. Parlons-en de ce moteur : l’inclinaison inhabituelle du cylindre à l’arrière et la culasse tournée à 180° (admission et échappement inversés) abaissent le centre de gravité et le déplacent vers la roue avant. Conséquence : la G 310 R est agile et facile à contrôler. Le bras oscillant plus bas et allongé apporte encore plus de stabilité, sans nécessairement augmenter l’empattement. Et comme sur toutes les motos BMW depuis 2013,  l’ABS est de série.

Côté poids (ou masse pour les puristes), cette bavaroise pèse 160 kg tous pleins fait. Croyez-moi, vous le sentez dans les bouchons parisiens : assez étroite et maniable comme jamais, elle se faufile partout.

Son équipement de série et digne d’une premium : fourche inversée, étrier 4 pistons à fixation radiale à l’avant, tableau de bords hyper complet, selle creusée offrant une assise confortable et une position naturelle, etc…

Au guidon

La première demi-heure à son guidon fut déroutante : je venais de lâcher mon 850 cm3 pour me retrouver sur une « brèle », dur de retrouver des sensations. J’ai alors pensé à une chose : mais pourquoi avoir sorti cette bécane ? La raison en est finalement évidente : avec ses 34 ch, c’est LA moto premium pour le permis A2 ! En plus, à moins de 5000 euros (pour 49 euros par mois), on peut s’offrir une BMW comme première moto, génial non ?

Bref, après une demi-heure à m’amuser avec, je ne lui vois pas beaucoup de défauts…allé, si, quelque chose me chagrine : l’échappement ! Petite motorisation + normes anti-pollution = il ne chante pas avant 6000tr/min.

Mais passons aux bons côtés de cette BMW G310R :

  • une maniabilité exemplaire ! BMW a travaillé le châssis de façon à ce qu’elle se faufile, change de direction en un claquement de doigts. L’amortissement m’a bluffé : elle absorbe sans broncher les bosses, trous et aspérités de la route.
  • le freinage est parfaitement dimensionné, précis et progressif, il ne surprend pas en cas d’urgence.
  • pour « seulement » 34ch, ce mono cylindres s’exprime après 6000 tr/min pour ne consommer qu’un peu moins de 4.0L/100km (j’avais 286km d’automonie au compteur, le rêve !)
  • la position droite est très naturelle, on ne fatigue pas à son guidon (et la selle est très confortable)
  • une très belle qualité de fabrication. D’ailleurs, elle est fabriquée en Inde, d’où son prix attractif.
  • une boite de vitesses méga précise. Ayant tendance au début à « sauter » le point mort, elle s’avère particulièrement souple, silencieuse, sans à-coups et surtout avec un levier à débattement court qui rajoute un côté sportif.

Bref, comparée à la Duke 390 et la Yamaha MT-03, elle a de quoi déranger sérieusement !

Et vous, que pensez-vous de cette BMW G310R ? Partant pour un essai ?

Un grand merci à la concession BMW Motorrad Daniel Moto à Paris Bastille pour le prêt de cette G310R ainsi que pour leurs précieux conseils 😉

Le test en vidéo

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